Divorcée et mère de trois enfants, bénéficiaire
depuis 4 ans de la Fondation Zakoura Micro
Crédit au quartier Hay Hassani à Casablanca,
Touria, nous raconte son histoire :
« Quand j’ai divorcé, j’étais ouvrière dans une usine de sérigraphie, mon revenu à l’époque ne me permettait pas de subvenir aux besoins de mes trois enfants. Pour y remédier, je travaillais en tant que coiffeuse après mes heures de travail, le soir à la maison.
Un jour une voisine m’a parlé d’une association qui prête de l’argent pour les personnes qui souhaitent faire un petit projet.
J’ai constitué alors un groupe solidaire avec 4 autres
personnes et j’ai pris mon premier prêt de 1000 DH de la Fondation Zakoura. Avec ce montant, je ne pouvais pas faire grand chose, mais j’ai quand même préféré commencer petit à petit, j’ai alors acheté des produits de maquillage que j’ai revendus.
Vous allez peut être pas me croire mais j’ai réussi à rembourser mes échéances de 50 DH par semaine, tout en assurant un bénéfice de 500 DH que j’ai additionné à mon capital de départ pour avoir 1500 DH. J’ai continué dans cette expérience et j’ai repris d’autres prêts de 2000, 3000 et 5000 DH, ce qui m’a permis d’épargner un peu plus de 10 000 DH, en remboursant mon prêt par mon travail et en gardant les bénéfices réalisés par mes ventes.
Après, j’ai pu bénéficier du prêt individuel de la Fondation Zakoura vu mon historique et ma détermination à aller plus loin dans mon projet. J’ai alors pris un prêt de 10 000 DH et puis de 20 000 DH, ce qui m’a permis aujourd’hui de louer un petit local pour ouvrir mon propre salon de coiffure. »
Agée de 42 ans, Touria a même reçu un prêt de Zakoura
pour une avance, dans le cadre du projet Fogarim, lui
permettant l’acquisition d’un logement et souhaite dès son remboursement, reprendre un autre prêt pour acheter un local près de sa nouvelle maison pour son projet de salon de coiffure.
Ce local sera pour Touria : « un investissement qui m’assurera ma retraite inchalah ». |